
Brasserie Le Petit Brochant
Au cœur des Batignolles, une nouvelle table s’apprête à sérieusement agiter le quartier. Son nom : Le Petit Brochant, future cantine chic des amateurs de vraie cuisine française, celle qui aime les classiques mais refuse de les servir sous cloche.
Aux commandes, le chef Jean-Baptiste Ascione et son associé Mendel Uzzan, qui voient grand : une vaste brasserie parisienne où les monuments du répertoire français passent par la case cuisine contemporaine, avec ce qu’il faut de générosité, de précision et surtout de gourmandise.
Le Petit Brochant, brasserie parisienne nouvelle génération

Avec Le Petit Brochant, Jean-Baptiste Ascione ajoute une nouvelle adresse à son parcours et signe surtout sa version de la néo-brasserie de quartier : vivante, accessible, bien dans son époque et pensée pour accompagner la journée des Parisiens du matin jusqu’à minuit.
Pas question ici de réinventer la brasserie à coups de concepts compliqués. L’idée est plutôt de retrouver ce qui fait son charme, puis de pousser le curseur côté cuisine.
Aux Batignolles, un décor qui joue la carte du Paris éternel

Posté à l’angle des rues Brochant et Nollet, Le Petit Brochant se remarque avant même d’avoir passé la porte. Belle façade, volumes généreux et plus de 120 places, dont une large partie en terrasse : la maison a immédiatement des airs de QG de quartier.
À l’intérieur, le décor déroule les codes de la brasserie parisienne sans tomber dans le pastiche. Boiseries anciennes, marbre vert, luminaires suspendus, vaisselle chinée : un mélange élégant et intemporel, pensé pour vieillir joliment plutôt que courir après les tendances.
Le résultat ? Une atmosphère animée, familiale et très parisienne, quelque part entre la grande brasserie d’hier et l’adresse de quartier que l’on adopte aujourd’hui.
Jean-Baptiste Ascione passe la brasserie en mode 2.0

Le grand public l’avait découvert dans Top Chef, alors qu’il n’avait que 21 ans. Depuis, Jean-Baptiste Ascione n’a pas vraiment ralenti.
Après plusieurs établissements à succès, le chef revient ici vers ce qui ressemble à ses fondamentaux : la cuisine française de tradition, débarrassée de sa naphtaline mais pas de son ADN.
Son credo tient en peu de mots : des assiettes franches, généreuses et impeccablement exécutées, avec l’esprit des grandes brasseries parisiennes en ligne de mire. Une cuisine lisible, oui, mais certainement pas paresseuse.
Des classiques français, mais avec une technique de grand chef
La carte célèbre le patrimoine gastronomique français à partir de beaux produits soigneusement sélectionnés, avec juste ce qu’il faut de liberté pour éviter l’exercice de style nostalgique.
Dès l’apéritif, on entre dans le vif du sujet avec un radis beurre maison ou de beaux anchois de Cantabrie, à escorter d’une sélection de vins comptant plus de soixante références.
Au déjeuner comme au dîner, la carte enchaîne les grands marqueurs de la brasserie, mais retravaillés avec une vraie ambition gastronomique.

Car il ne faudrait surtout pas confondre Le Petit Brochant avec une brasserie lambda. Jean-Baptiste Ascione traite chaque assiette avec un niveau d’exigence qui regarde davantage du côté de la haute cuisine. Preuve immédiate avec cette remarquable nage de coquillages au combava, fraîche, vive, intensément iodée, réveillée par l’acidité parfumée de cet agrume exotique.
La suite reste fidèle au programme : de grands classiques de brasserie propulsés dans une version plus gastronomique, mais aussi de belles viandes de hautes origines, parfaitement maturées.

Quant à nous, impossible de résister à une belle côte de bœuf à partager, cuite avec une précision millimétrée et flanquée de bonnes frites. Pour les amateurs de viande, difficile de passer à côté.
D’une assiette à l’autre, la signature de la maison se précise : du généreux, du gourmand et du produit, sans chichis décoratifs ni sophistication gratuite. Tout ce qu’on attend d’une vraie brasserie de chef.

Et les desserts ne servent certainement pas de figurants. Jean-Baptiste Ascione ayant également une formation de pâtissier, la fin du repas est prise très au sérieux. Sa Pavlova aux fraises, parfaitement exécutée, en apporte une preuve aussi légère que gourmande.
Le tout s’accompagnait pour nous d’un verre de vin orange, puis d’un verre de Bordeaux : de quoi refermer le repas comme il avait commencé, sans fausse note.
Prochaine étape pour Le Petit Brochant : l’ouverture d’un service de petit-déjeuner, avant d’accueillir ensuite les clients en continu jusqu’à minuit.
Le Petit Brochant a déjà tout du futur QG du 17e
Avec son emplacement ultra-stratégique aux Batignolles, son décor de brasserie parisienne bien léché, sa cuisine française généreuse et son service continu sept jours sur sept, Le Petit Brochant coche franchement beaucoup de cases pour rejoindre rapidement le peloton des nouvelles brasseries parisiennes à connaître.
Riverains comme visiteurs devraient facilement s’y retrouver : déjeuner qui s’éternise, dîner entre amis ou simple verre accompagné de quelques spécialités françaises, la maison a été pensée pour fonctionner à toute heure et pour toutes les occasions.
Côté addition, comptez environ 65 € hors boissons pour un remarquable repas à la carte, et un peu davantage si vous craquez pour une belle pièce de viande de grande origine à partager.
Une brasserie de chef qui a du coffre, des assiettes et une vraie gueule parisienne. À découvrir sans tarder!
Le Petit Brochant
Ouvert Tous les jours. Accueil de midi à minuit
21 rue Brochant, 75017 Paris
Métro Pont Cardinet
Extraits de la carte :
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Entrées
Gaspacho de tomates anciennes, crème moutardée et focaccia — 16€
Artichaut entier cuit vapeur, crème fermière et poutargue — 16€
Tomate cerise mondées et burrata — 16€
Truite en gravlax, stracciatella fumée et asperges vertes — 17€
Tartare de veau, anguille fumée et vieux parmesan — 22 / 37€
Tête de veau croustillante et sauce gribiche — 16€
Chinchard mariné au soja et pommes à l'huile — 18€
Salade façon César, anchois oo et poulet croustillant — 16 / 28€
Escargots à la provençale, 6 / 12 pièces — 13 / 25€
Huîtres n°3, la Perle de Quéhan, 6 / 12 / 18 pièces — 13 / 24 / 34€
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Plats
Maigre de ligne maturé, beurre blanc miso — 27€
Grosses crevettes sauvages Tiger grillées — 36€
Filet de veau au poivre vert, Rossini + 12€ — 32€
Ribs de bœuf confits 8 h, BBQ maison et herbes fraîches — 33€
Céleri cuit longuement au romarin, rémoulade tiède et kumquat — 23€
Salade d'artichauts, noisettes et Ossau Iraty — 26€
Carpaccio de faux-filet maturé et beurre noisette — 32€
Ris de veau croustillant — 52€
Queue de lotte meunière — 39€
Le club du Brochant, volaille fermière, œufs bio, mayo légèrement fumée — 24€
Le burger du Brochant, steak Angus, sauce maison, suppl. bacon 2€ — 26€
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Pièces de partage
Côte de bœuf Aberdeen Angus — 105€/kg
Côte de bœuf Black Pearl — 165€/kg
Volaille fermière cuite au foin, en cocotte, demi ou entière — 27 / 49€
Épaule d'agneau confite 8 h — 75€
Pêche du jour à partager, selon l'arrivage — —
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Désserts :
Pavlova fraise et shiso rouge — 14€
Baba au rhum maison, à la part, par personne — 12€
Mousse au chocolat pralinée, à la cuillère — 14€
Tarte au citron meringuée — 13€
Fruits rouges et crème au mascarpone — 21€
Assiette de fromages — 18€
Sorbet et glace de saison, le parfum — 4€
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