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Nous connaissons Prunier depuis belle lurette, et même à l’époque où il y avait encore Prunier Duphot (l’un des rares restaurants à Paris, où l’on pouvait manger des pieds d’agneau sauce poulette !) et Prunier Traktir, le seul du nom aujourd’hui, qui a survécu à un imbroglio immobilier avant d’être racheté en 2000 par Pierre Bergé, ex directeur de la célèbre maison de couture Yves Saint-Laurent.
Ca faisait d’ailleurs un moment que nous n’étions pas retournés dans cette prestigieuse maison marine et nous avions tort !
Non seulement parce que le cadre Art Déco, inchangé depuis la création de la maison, est vraiment superbe avec sa façade bleu-vert en mosaïques et son élégante salle à manger dans le plus pur style des années 1900, mais surtout parce que cette belle maison a tout ce qu’il faut pour faire le bonheur des plus difficiles amateurs de produits de la mer.
Ainsi, les huîtres coquillages et crustacés sont de première qualité, et certains produits sont même quasiment introuvables ailleurs comme les rares et excellentes huîtres de Colchester ou celles de Zeeland. Mais ça ce n’est pas un scoop, même aux heures les moins glorieuses de cette institution parisienne, les fruits de mer ont toujours été au top.
En revanche, nous avons vraiment été surpris, en bien, côté cuisine. Il est vrai que Eric Coisel qui est aux fourneaux de la maison depuis 2005 n’est pas un débutant, qu’il connaît bien son répertoire marin puisqu’il a officié au Bernardin qui fut une grande table marine à l’époque du regretté Gilbert Lecoze, et qu’il a même été étoilé au Michelin à l’époque où il était au Chiberta.
Alors si vous aimez les huîtres n’hésitez pas, vous aller vous régaler. Mais si vous n’êtes pas un fan de fruits de mer, ce n’est pas un problème, car vous trouverez à la carte d’autres exquises entrées comme le duo de pommes de terre au caviar pressé et œuf coque au caviar, où la fameuse soupe de poisson.
Voilà qui vous mettra en appétit pour apprécier la marmite de poisson à la dieppoise, grand classique qui est ici parfaitement mis en scène, ou l’original fricandeau d’esturgeon au caviar pressé ( oui, le caviar est un autre grande spécialité de la maison !). Au chapitre des desserts, vous ne trouverez plus le célèbre pudding Prunier flambé au rhum, mais quelques douceurs réussies comme les petits babas au rhum ou le succès praliné à l’ancienne qui font le bonheur des gourmands.
Sauf si vous tapez du côté du caviar, ou du turbot, pas franchement donné, mais il s’agit toujours de pavé de gros turbot de plus de six kilos déjà hors de prix dans les criées, vous ferez un remarquable repas iodé pour quelque 80 € parfaitement justifiés. Menus performants à 45 € (déjeuner) 65 € et 150 € pour le « tout caviar ». Infos Pratiques : Restaurant Maison Prunier Fermé le dimanche Accueil jusqu’à 23h Voiturier
16, avenue Victor Hugo à Paris 16e Téléphone : 01 44 17 35 85 Métro : Etoile Charles de Gaulle
Plan du quartier, itinéraire avec Ratp.fr |
| Extraits de la carte : - Six spéciales “Tarbouriech” n°2 de Méditerranée (29 €)
- Six spéciales “Tsarskaya” n°2 de Cancale (27 €)
- Six Marennes Oléron Pousse en Claires “David Hervé” n°3 (27 €)
- Six plates de Colchester (43 €)
- Six plates de Zeeland Extra (39 €)
- Six plates vertes Courdavault de Marennes Oléron (30 €)
- Caviar Tradition 30 g (85 €)
- Saumon fumé Balik « Classique” (29 €)
- Soupe de poissons de roche au safran (13 €)
- Œufs coque au caviar “Tradition” (29 €)
- Brandade de morue au sésame (24 €)
- Aile de raie bouclée aux câpres à queue et citronnelle (30 €)
- Pavé de bar sauvage aux épinards, sauce vanille (60 €)
- Fricandeau d’esturgeon, toast au caviar pressé (39 €)
- Cocotte de Saint-Jacques à la Dieppoise. (42 €)
- Filet de turbot rôti, pomme à la noisette et aux truffes (85 €)
- Petits pots de crème Emile Prunier (13 €)
- Assiette “ Trois chocolats ” (15 €)
- Petits babas au rhum, vanille et ananas (13 €)
- Croustillant de noix de coco, fruits exotiques (13 €)
- Chaud et froid de fraises des bois (15 €)
- Délice tout marron et sa glace (14 €)
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