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Nous avions hésité avant de mettre le restaurant d'Inaki Aizpitarte dans la sélection des restaurants de Parisgourmand, tant notre première visite fut loin d'être concluante : personnel désagréable voire hautain, cadre assez banal - juste un bistro bien dans son jus comme ont dit - et surtout une cuisine pas vraiment convaincante.
En effet, l'entrée, intitulée « bouillon, légumes » aurait été meilleure si le bouillon servi en pichet par le garçon n'avait pas été tiède, le dit garçon ayant même refusé de nous servir un peu plus de ce bouillon sous prétexte que « c'était la dose prévue par le chef » !
La suite ne nous avait pas emballés non plus vue la réputation du restaurant. Ainsi, dans le plat « bœuf cru/cuit carottes » le bœuf cuit était parfaitement fondant et souligné par une originale barre de sauce gélifiée, mais le bœuf cru, coupé au couteau en trop gros morceaux était duraille.
Quand aux « Cœurs de palmiers, Saint-Jacques croustillantes », c'était une erreur de casting. Les Saint-Jacques cuites dans la couche extérieure d'un gros cœur de palmier étaient mollassonnes.
Vu le buzz gourmand de la maison, nous n'avons pas voulu en rester là et nous y sommes donc retournés.
Ouf, le personnel de salle est devenu plus aimable, efficace, presque sympa, et de son côté, le nouveau menu-dégustation à choix unique ne manque pas d'attraits.
Si l'amuse-bouche, une mousse de chou-fleur à l'encre de seiche et sésame était bon mais n'avait pas de quoi déchainer l'enthousiasme, les couteaux, coques, légumes d'automne et persil, affichaient de délicieuses saveurs iodées et la crevette impériale et olives de Kalamata était une réussite et en bonne compagnie avec sa sauce à l'olive. Bien vu également, le bar de ligne, verdures, concombre et faisselle, qui était intelligemment escorté d'une émulsion de concombre et de feuilles de pourpier, même si nous l'aurions davantage apprécié s'il avait été un poil plus cuit.
La meilleure surprise est venue de la grouse, coing-muscade. Un gibier souvent marqué par une certaine amertume, ce qui n'était absolument pas le cas ici, avec un blanc parfaitement cuit et une sauce courte et assez capiteuse. Bonne pioche donc, même si la cuisse était un peu trop sèche.
Deux agréables desserts, une ganache à la framboise et un genre de crumble à la poire, betterave et mahaleb, concluaient cette agape facturée 45 € par personne.
Donc une adresse recommandable, et qui continue à faire le bonheur de la clientèle bobo qui se presse ici avec ferveur. Mais attention, réservez bien à l'avance. Autrement il vous faudra patienter au bar à partir de 21h30 en espérant qu'une table se libère assez tôt pour le deuxième service.
Menu-dégustation à 45 € au dîner.
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Infos Pratiques :
Restaurant Le Châteaubriand Fermé au déjeuner, dimanche et lundi Accueil jusqu'à 22h30
129, avenue Parmentier à Paris 11e Téléphone : * 08.99.78.62.80 (*) 1,35€/appel + 0,34€/minute Métro : Goncourt
Plan du quartier, itinéraire avec Ratp.fr
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Exemple de Menu :
- Amuse-bouche
- Couteaux, coques, légumes d'automne, persil
- Bar de ligne, verdures, concombre, faisselle
- Grouse, coing-muscade
- Poire, betterave, mahaleb
- Chocolat framboise
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