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Fini Monsieur Lapin, restaurant qui avait connu ses heures de gloires avec la cuisine néo-bourgeoise de Franck Enée, habile chef qui cuisinait le lapin sous toutes ses formes... ou presque.
La maison a en effet reprise par Philippe Belissent, talentueux cuisinier qui officiait autrefois à la table élégante de l'Hôtel de la rue des Beaux Arts, où il avait d'ailleurs rapidement gagné sa première étoile MIchelin.
Pour ouvrir ce restaurant, Philippe Bélissent s’est associé à son ami Jérôme Cobou, habile sommelier du restaurant où il officiait autrefois.
D’où le nom original de cette escale gourmande au cadre chic et chaleureux, qui reprend les deux premières lettres des noms de famille de ses deux propriétaires, avec en prime le « a » de associés.
Côté carte pas de prise de tête, car le chef a composé une carte XXS, avec seulement huit options, qui sont proposées dans un trio de menu allignant de quatre à huit assiettes.
Comme on était là pour goûter, on n'a pas fait dans la demi-mesure, et on a choisi la formule en huit services... mais voilà déjà ce qui vous attend, si vous optez pour le menu à quatre temps.
Quelle que soit la formule choisie, votre repas s'ouvre sur un amuse-bouche autour de la betterave. Dès la première bouchée, quel choc ! Ca part fort, dans une explosion de saveurs terriennes qui déjà donne le "la" de ce qui vous attend.
Puis, on vous sert des couteaux de plongée, cuisinés avec des encornets et une persillade distinguée.
Ces mollusques bivalves, qu'on n'osait d'ailleurs pas servir autrefois dans les restaurants côtés, prennent ici leurs lettres de noblesse. Ils se font tendres, fondants, et vous régalent de délicates saveurs iodées.
Vient ensuite la lotte à la plancha, avocat et pamplemousse. Encore une réussite, avec un beau pavé de poisson cuit au cordeau, juste soutenu pas les notes suaves de l'avocat et celle plus pointues du pamplemousse.
Pour suivre, voilà du pigeonneau, servi dans un registre oriental composé d'houmos de miel et de citron, ces notes exotiques sachant toutefois se faire assez discrètes, pour que le volatile, d'une cuissons parfaite, tienne le premier rôle. Encore un grand plat.
Enfin, le dessert, servi en deux assiettes, se composait d'une fraise "meringuée", particulièrement capiteuse et un gros carré de chocolat au lait épicé.
Nous pouvons attester que le reste de la carte est de la même veine, et nous avons passé les huits étapes de notre repas avec autant de plaisir et d'appétit.
Même s'il est vrai que les menus-dégustations se multiplient dans Paris, peu d'entre eux atteignent un tel niveau de qualité.
Alors, si vous voulez vraiment vous faire plaisir, signez un blanc-sein à Jérôme Cobou pour qu'il accompagne chaque mets d'un vin choisi : vous ne le regretterez pas. Nous on a adoré du début jusqu'à la fin, et nous sommes prêts à parier que Philippe Belissent retrouvera son étoile lors de la sortie de la prochaine édition du Michelin. Autrement, ce serait une véritable injustice !
Hé bien, comme ce fut le cas la première fois, nous avons été à nouveau entendu, Philippe Belissent ayant été récompensé d'une étoile Michelin en 2012 : on applaudit des deux mains !
Menus composés de 4, 6 ou 8 " recettes " tarifés de 55 à 95 €. Menu déjeuner quotidiennement renouvelé à 38 €.
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Infos Pratiques :
Restaurant Cobéa Fermé dimanche et lundi Accueil jusqu'à 21h45
11 rue Raymond Losserand - 75014 Paris Téléphone : * 08.99.78.62.19 (*) 1,35€/appel + 0,34€/minute Métro : Gaité Plan du quartier, itinéraire avec Ratp.fr
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Pour aller sur le site de Cobéa, cliquez ICI Pour lire l'article du site Lesrestos.com, cliquez ICI
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